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Sur l’innocuité des 11 vaccins bientôt obligatoires

L’Inserm a publié une note où elle informe sur la necessité et l’innocuité des vaccins qui seront bientôt rajouté à la liste des vaccinations obligatoires pour les nourrissons

La France reste un des pays le plus méfiants par rapport à la vaccination obligatoire. Cela est du aux lobbys anti-vaccins et au manque de formation du corps médical sur le sujet. Quelques jours avant l’entrée en vigueur de l’obligation de vaccinations complémentaires aux trois vaccins déjà obligatoires (la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite) l’Inserm a publié une note pour informer sur la nécessité et l’innocuité des vaccins qui seront ajoutés à la liste des obligatoires.

Les 11 vaccins sont prouvés scientifiquement efficaces

En plus des trois vaccins obligatoires qui ont un niveau d’efficacité très élevé (poliomyélite : plus de 90% d’efficacité, tétanos : efficacité jusqu’à 100%  et la diphtérie : efficacité de 96 à 98% d’efficacité), les nouveaux vaccins obligatoires ont un niveau d’efficacité comparable :

  • coqueluche : efficacité entre 85 à 90%
  • rougeole : efficacité à près de 100% après 2 doses de vaccin ;
  • oreillons : efficacité supérieure à 90% ;
  • rubéole : efficacité à près de 100% ;
  • hépatite B : concentrations protectrices d’anticorps chez plus de 95 % des nourrissons ;
  • haemophilus influenzae b : efficacité à près de 100% ;
  • pneumocoque : efficacité à plus de 90% ;
  • méningocoque C : efficacité à plus de 90%.

Les effets indésirables sont rares et la majorité prépondérante de cas sont mineurs et de courte durée

Tous les vaccins injectables peuvent produire certains effets indésirables mineurs comme la douleur, rougeur et gonflement – moins de 10 cas sur 100 personnes vaccinées. Certains effets généraux sont également de courte durée et se présentent dans 1 à 10 cas sur 100 vaccinés. Les réactions allérgiques sont extrêmement rares et atteignent moins d’un cas sur 450 000 personnes vaccinées.

En ce qui concerne le lien entre les vaccinations et l’autisme, l’Iserm rappelle qu’il n’existe pas de preuves scientifiques qui prouvent l’existence de ce lien. En ce qui concerne le lien entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques – malgré l’existence de ce lien il est à noter qu’il ne concerne pas les vaccinations des nourrissons.

Bénéfices individuels et collectifs de la vaccination des nourrissons

La vaccination des nourrissons joue tout d’abord en faveur de l’enfant. Le vaccin oblige le corps de l’enfant à créer des anticorps contre une maladie donnée pour qu’ensuite, si la personne vaccinée rencontre l’agent infectieux, son système immunitaire le reconnaîtra et l’éliminera avant qu’il ne puisse provoquer une maladie.

En ce qui concerne le bénéfice collectif, plus la couverture de la vaccination est élevée, moins grande est la circulation du virus ou de la bactérie en question. Mais pour que cette couverture marche, il faut que le taux de vaccination plancher pour chaque vaccin soit atteint. Par exemple, le seuil recommandé pour le vaccin contre la diphtérie est de 80%. La couverture réelle en France en 2015 de ce vaccin s’est élevée à 96,7%. Alors que le seuil recommandé pour le vaccin contre la rougeole est à 94%, il faut noter que le taux de vaccination a atteint seulement 79% en 2015 en France. Ainsi, entre 2008 et 2012 la France a connu plus de 25 000 de cas de rougeole, dont plus de 30 cas ont provoqué une encéphalite et 10 cas de décès.

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